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Vers Bundaberg

Publié par Pauline le 3 sept. 2012 à 08:48

1-2-3 septembre

Samedi, journée au programme très monotone, puisque nous n’avons fait que de la route pour rejoindre la côte. La seule attraction de la journée sera le passage à côté d’une centrale électrique… Centrale électrique, mais avec quelle énergie fonctionne-t-elle ? Nucléaire, hydro-électrique, charbon, autre ?

Nous nous sommes posés cette question de longues minutes avant de trouver la réponse. Au loin, on voyait une tour de refroidissement de même forme que nos centrales françaises, alors la réponse était évidente : centrale nucléaire ! Et bien non !

centrale-de-loin

L’Australie est un grand producteur de charbon, et cette centrale a été construite à 1,5 km d’une mine. Ce n’est pas très écolo, mais quand on a du charbon gratuit, pourquoi s’en passer ! Un énorme convoyeur emmène directement le charbon sorti de la mine à la centrale.

tas-de-charbon

La chose qui nous a le plus frappée est que l’on peut quasiment rentrer sur le site, à l’entrée, un simple panneau indique que l’accès est interdit aux personnes non autorisées, mais sinon, pas de barrière, pas de gardien et pas de caméra de surveillance… Un vrai moulin. (La preuve en image)

entree-sans-barriere

Autre chose surprenante, à une cinquantaine de mètre de la centrale, une aire de pique-nique a été aménagée afin que les touristes de passage puissent admirer cette « belle » centrale. Des barbecues à gaz et des emplacements pour faire du feu sont mis à la disposition du public. En bref, il est possible de déclencher un incendie à moins d’une centaine de mètres des bâtiments de la centrale. Très sécurité tout ça, non ?

Pour la nuit, nous trouverons une très belle aire de repos, mais un constat est évident, nous avons définitivement quitté le climat chaud du Tropique, car les nuits sont de nouveau très fraîches (autour de 10°C dans le van) c’est donc complètement emmitouflés dans nos duvets que nous allons passer nos prochaines nuits.

Dimanche, passage dans la ville de Gladstone (rien d’exceptionnel), puis arrêt à 1770 (c’est bien le nom d’une ville !). C’est la première fois que nous voyons une ville portant le nom d’un nombre. L’histoire est toute simple et vous l’aurez sans doute deviné, c’est l’année où la flotte britannique a accosté sur la côte. Avec la localité voisine d’Agnes Water, les deux petites villes sont de sympathiques stations balnéaires loin du gros tourisme de masse.

L’Océan est l’attraction principale, avec quelques départs du petit port pour les dernières îles du Sud de la Grande Barrière de Corail mais surtout pour la pratique du Surf, Bodyboard et Kite Surf. Fini les lagons et les eaux calmes, le Pacifique nous redonne le punch des premiers jours. Néanmoins, ce jour, très peu de vagues et de vent, donc pas de surf pour le moment.

Nous nous contenterons d’une marche le long de la plage en constatant quand même que des méduses s’étaient échouées. A nous de nous renseigner sur les saisons et la dangerosité de ces bestioles pour nos prochaines sorties à la plage.

meduse

Lundi, deux objectifs à l’ordre du jour dans la ville de Bundaberg : le premier étant de trouver un garage pour faire sans doute la dernière vidange pour Caroline et ensuite, encore et toujours, trouver un job ! Pour le garage, nous réglerons l’affaire après la visite de trois garages, proposant une vidange entre 140$ et 70$, autrement dit, du quitte ou double. Bien évidemment, nous avons pris rendez-vous chez le petit garagiste du coin à 70$ !

Côté job, exactement le même cérémonial que d’habitude : agences d’intérim, pages jaunes, phoning… Nous serons encore une fois déçus par l’organisation de la gestion des offres d’emploi, car encore une fois, ni l’état, ni les agences d’intérim ne gèrent les offres, mais c’est bel et bien les auberges de jeunesse et leur mafia de MMM…..

Nous irons quand même demander les prix dans les auberges de jeunesse pour être sur leur liste d’attente (toujours sans garantie d’emploi), et cela tourne autour des 170$ par semaine et par personne. Bref, les auberges ont encore la main mise sur les offres, et nous ne sommes pas là de trouver un travail rapidement et facilement… Clairement, nous sommes dégoutés et complètement pessimistes sur notre retour à l’emploi.

En fin de journée, bilan plus que négatif : nous ne sommes inscris nulle part, aucun contact sérieux… Bref, le néant.

Demain, après avoir déposé Caroline au garage, soit nous partirons tenter du fermes à fermes à 50km dans les terres, ou nous continuerons la route vers le Sud. En ce moment, vision plus qu’à court terme dans notre voyage !

Bises et bonne rentrée à tous

 

P&R

4 Commentaires »

Aurore & Fred:

En effet, pas très sécurisé cette centrale… sans parler de l’air de pique-nique…
Courage pour le boulot, on vous envoit plein d’ondes positives ! On espère que vous allez trouver sans passer par la mafia…
bisous

4 septembre 2012 - 13:28
Anne&JJ:

Hello,
Même si le droit d’inscription sur les listes est élevé, vu qu’il est hebdomadaire, avez-vous eu réellement connaissance des taux de succès?
En effet, s’il faut payer une fois et avoir 90% d’être placé, çà peut être rentable!
Vous ne pouvez pas raisonner « français » face à un marché du travail étranger et ses propres pratiques.
J’ignore d’aileurs si c’est très différent en France pour les étrangers qui souhaitent trouver du travail. N’y a-t-il pas aussi des filières qui monnayent l’accès à l’emploi?
Allez, courage et pas de résignation!
Bisous

4 septembre 2012 - 15:17
Pauline:

Hi,

Merci pour les ondes positives, j’espère qu’elles arriveront jusqu’à nous !

Pour les taux de succès pour avoir un emploi, les auberges nous assurent au moins deux semaines d’attente, et sans aucune garantie. Autrement dit, on pourrait payer pendant 1 mois !

Nous avons déja fait une estimation de ce que nous couterai d’adhérer à une « mafia », pour exemple : (en prenant en compte 150$/sem/pers pour la mafia)

- 2 semaines d’attente : Total : 600$
- 2 semaines de travail payées à 15$/heure + les 600$ de mafia.
- Total : 4800$ de salaire, 1200$ à la mafia soit 25% de notre salaire.

Désolé, mais je refuse de donner 25% à ces escrocs ! 1200$ pour avoir une adresse de ferme, c’est cher payé non ?

Pour le moment nous poursuivons nos recherches, mais nous arrivons à grands pas vers Brisbane à force de descendre vers le Sud… On se dit alors qu’on aura peut être plus de chance de trouver un jpb dans le New South Wales…

Bref, à voir…

Bises

Pauline

4 septembre 2012 - 23:31
Anne&JJ:

Hello,
Bon, cette demo économique est éloquente!
Certainement une chance encore de trouver dans le tourisme sur Brisbane avant de quitter le Quensland!
bisous

5 septembre 2012 - 05:31
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